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Épaule

Arthrose de l’épaule

L’arthrose de l’épaule, ou omarthrose, correspond à l’usure progressive du cartilage de l’articulation gléno-humérale, entre la tête de l’humérus et la glène de l’omoplate. Cette dégradation augmente les frottements, provoque des douleurs et réduit progressivement la mobilité de l’épaule.

Anatomie du arthrose de l’épaule

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Comprendre l’arthrose de l’épaule

L’articulation gléno-humérale met en contact la tête de l’humérus, de forme arrondie, et la glène de l’omoplate. Leurs surfaces sont normalement recouvertes d’un cartilage lisse qui permet à l’épaule de bouger avec très peu de frottements.

Dans l’arthrose, ce cartilage s’amincit puis disparaît progressivement. L’os situé sous le cartilage se remanie et des excroissances osseuses, appelées ostéophytes, peuvent se former. L’articulation devient alors douloureuse, moins souple et parfois déformée.

L’omarthrose peut survenir sans cause clairement identifiée. Elle peut aussi être favorisée par une fracture ancienne, des luxations répétées, une maladie inflammatoire ou une rupture ancienne et étendue de la coiffe des rotateurs.

Deux situations différentes

Lorsque les tendons de la coiffe restent fonctionnels, on parle généralement d’omarthrose centrée. Une arthrose associée à une coiffe très déficiente modifie l’équilibre de l’épaule et peut conduire à choisir un autre type de prothèse.

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Quels sont les symptômes ?

La douleur évolue habituellement de façon progressive. Elle est d’abord déclenchée par l’effort, puis peut devenir présente au repos et perturber le sommeil. La raideur limite peu à peu les gestes de la vie quotidienne.

  • Douleur profonde, située dans l’épaule et parfois irradiant vers le bras
  • Douleur nocturne et difficulté à dormir sur le côté atteint
  • Diminution de la mobilité, notamment pour lever ou tourner le bras
  • Gêne pour s’habiller, se laver, se coiffer ou atteindre le dos
  • Craquements, accrochages ou sensation de frottement
  • Perte progressive d’autonomie lorsque l’arthrose est évoluée

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Comment établir le diagnostic ?

L’examen clinique évalue les douleurs, les amplitudes actives et passives, la force de la coiffe des rotateurs ainsi que le retentissement sur les activités quotidiennes.

Les radiographies montrent le pincement de l’espace articulaire, les ostéophytes et les déformations osseuses. Lorsque la chirurgie est envisagée, un scanner avec reconstructions permet d’étudier précisément la glène et la tête humérale. Une échographie ou une IRM peut être demandée pour apprécier l’état des tendons de la coiffe.

Une décision fondée sur la gêne

L’importance de l’arthrose sur les images ne suffit pas à décider d’une opération. Le traitement tient compte de la douleur, de la mobilité, de l’autonomie, des attentes et de l’état général du patient.

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Quels sont les traitements ?

Le traitement est d’abord non chirurgical. Son objectif est de réduire la douleur, maintenir une mobilité utile et préserver les activités qui restent possibles.

  • Adaptation des gestes et des activités les plus douloureuses
  • Traitement antalgique ou anti-inflammatoire en l’absence de contre-indication
  • Kinésithérapie douce pour entretenir les amplitudes sans majorer les douleurs
  • Infiltration intra-articulaire dans certaines situations
  • Surveillance clinique lorsque les symptômes restent supportables
Quand envisager une chirurgie ?

Une prothèse peut être proposée lorsque la douleur devient importante, notamment la nuit, que la raideur limite nettement la vie quotidienne et que les traitements médicaux ne suffisent plus.

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La prothèse d’épaule

L’intervention consiste à remplacer les surfaces articulaires usées. Une prothèse anatomique reproduit l’architecture habituelle de l’épaule et nécessite une coiffe des rotateurs suffisamment fonctionnelle.

Lorsque la coiffe est très altérée ou dans certaines situations osseuses complexes, une prothèse inversée peut être privilégiée. Sa géométrie permet au muscle deltoïde de participer davantage à l’élévation du bras.

Le choix entre prothèse anatomique et prothèse inversée dépend de l’âge, de l’état des tendons, de la forme des os et des objectifs fonctionnels. Il est expliqué individuellement en consultation.

Une planification personnalisée

Le scanner aide le chirurgien à choisir les implants, leur taille et leur orientation. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, souvent associée à une anesthésie loco-régionale pour améliorer le confort après l’opération.

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Les suites opératoires

L’hospitalisation est ambulatoire ou courte selon la situation médicale et l’organisation retenue. Une attelle protège généralement le bras pendant les premières semaines, avec une durée adaptée au geste effectué.

La rééducation débute selon le protocole du chirurgien. Elle vise d’abord à protéger les tissus et récupérer progressivement les amplitudes, puis à retrouver une utilisation fonctionnelle du bras. Les efforts, le port de charges et la conduite sont repris de manière graduelle.

L’amélioration est progressive sur plusieurs mois. La reprise du travail dépend du métier, du côté opéré et des contraintes physiques. Les activités de force ou exposant l’épaule à des chocs doivent être discutées avec le chirurgien.

Respecter le rythme de récupération

Une diminution rapide de la douleur ne signifie pas que les tissus sont complètement cicatrisés. Le port de l’attelle, les exercices autorisés et les restrictions d’effort doivent être respectés.

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Complications possibles

Comme toute chirurgie, la pose d’une prothèse d’épaule comporte des risques. Ils restent peu fréquents mais doivent faire l’objet d’une information personnalisée.

  • Infection nécessitant parfois un traitement prolongé ou une nouvelle intervention
  • Hématome, problème de cicatrisation ou raideur persistante
  • Luxation ou instabilité de la prothèse
  • Fracture de l’humérus ou de l’omoplate autour des implants
  • Irritation ou lésion exceptionnelle d’un nerf ou d’un vaisseau
  • Usure, descellement ou déplacement d’un implant à long terme
  • Algodystrophie ou douleurs persistantes malgré une articulation correctement reconstruite
Quand recontacter l’équipe ?

Une fièvre, une rougeur croissante, un écoulement, une douleur inhabituelle, un gonflement important ou une perte brutale de mobilité doivent conduire à contacter rapidement l’équipe soignante.

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Résultats et récupération

La chirurgie vise avant tout à diminuer la douleur et à rendre l’épaule plus utile dans la vie quotidienne. La mobilité s’améliore généralement, mais le résultat dépend de la raideur initiale, de l’état musculaire et tendineux ainsi que du type de prothèse.

La récupération se poursuit pendant plusieurs mois et peut encore évoluer jusqu’à un an. Une surveillance clinique et radiographique régulière est recommandée afin de contrôler les implants dans le temps.

Une prothèse ne restitue pas une épaule naturelle et n’est pas conçue pour les efforts lourds répétés. Les objectifs et les activités compatibles sont précisés avec le chirurgien avant et après l’intervention.

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